Crise politique : la dissolution de l'Assemblée nationale se profile-t-elle en mars 2026 ?

Par SilverLining 10/01/2026 à 18:12
Crise politique : la dissolution de l'Assemblée nationale se profile-t-elle en mars 2026 ?

Crise politique en France : la dissolution de l'Assemblée nationale se profile en mars 2026 après un budget bloqué et des tensions entre LFI et le RN.

Une impasse budgétaire qui menace la stabilité gouvernementale

Alors que le gouvernement Lecornu II peine à trouver un consensus sur le budget, la menace d'une censure par La France Insoumise (LFI) ou le Rassemblement National (RN) plane sur l'Assemblée nationale. Dans ce contexte tendu, la dissolution de l'hémicycle apparaît comme le scénario le plus probable pour Emmanuel Macron, selon des sources proches du pouvoir.

Un budget bloqué, un gouvernement fragilisé

Les négociations budgétaires achoppent depuis des semaines, les oppositions de gauche et d'extrême droite refusant d'approuver les mesures d'austérité proposées par le gouvernement. « Nous ne pouvons accepter des politiques qui creusent les inégalités et affaiblissent les services publics », a déclaré un député LFI sous couvert d'anonymat.

Du côté du RN, on dénonce une « gestion calamiteuse des finances publiques », tout en refusant toute alliance avec la majorité présidentielle. Cette stratégie d'obstruction pourrait conduire à une motion de censure, déclenchant un mécanisme constitutionnel inédit sous ce quinquennat.

La dissolution, une arme à double tranchant

Si le gouvernement venait à être renversé, Emmanuel Macron pourrait choisir de dissoudre l'Assemblée nationale, comme l'y autorise l'article 12 de la Constitution.

« Une dissolution est toujours un pari risqué, mais face à une opposition radicalisée, le Président pourrait y voir une opportunité de clarifier le jeu politique »
, analyse un constitutionnaliste.

Cette option permettrait de « redonner la parole au peuple », selon les termes d'un conseiller de l'Élysée. Cependant, elle comporte des risques, notamment celui d'une fragmentation accrue du paysage politique, déjà marqué par la « guerre des droites » entre LR et le RN.

Un contexte international tendu

Cette crise interne intervient alors que la France fait face à des défis majeurs, notamment la crise agricole et les tensions avec les États-Unis sur les questions de souveraineté industrielle. « Dans un tel contexte, une dissolution pourrait affaiblir la position de la France sur la scène internationale », estime un diplomate européen.

Par ailleurs, l'Union européenne observe avec inquiétude les divisions françaises, alors que le pays doit assumer un rôle clé dans les négociations sur le budget communautaire.

Les partis se préparent à l'affrontement

Les formations politiques ajustent déjà leurs stratégies en vue d'éventuelles élections législatives anticipées. La gauche, unie autour d'un programme commun, mise sur une dynamique similaire à celle de 2022, tandis que le RN tente de capitaliser sur son ancrage territorial. « Nous sommes prêts à assumer nos responsabilités », a affirmé un cadre du PS.

Du côté de la majorité, on évoque une possible alliance avec les centristes pour éviter une cohabitation avec l'extrême droite, scénario redouté par les marchés financiers.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (14)

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ACE 55

il y a 9 heures

J'ai un pote qui bosse à l'Assemblée. Il m'a dit que les couloirs sont déjà en ébullition. Bref, ça sent le sapin pour certains...

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P

Prophète lucide

il y a 10 heures

Nooooon mais sérieux ??? Encore une fois on va nous prendre pour des cons !!! LFI et RN qui se battent comme des gamins, et nous on paie l'addition... Ptdr

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Q

QuantumLeap61

il y a 10 heures

La dissolution, c'est comme un divorce : ça coûte cher, ça fait mal, et au final, personne n'y gagne vraiment. Sauf les avocats... pardon, les consultants politiques.

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M

Malo du 40

il y a 10 heures

Moi j'ai voté pour le changement en 2022, et maintenant on me ressort le même cirque. Franchement, je commence à en avoir ras-le-bol. #Démission

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A

Anamnèse

il y a 11 heures

Dissolution ou pas, le résultat sera le même : des promesses non tenues. Point final.

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M

Megève

il y a 11 heures

Ce qui est marrant, c'est de voir comment les gens réagissent en fonction de leur camp. Les uns crient à la démocratie, les autres à la trahison. Et nous, on regarde le spectacle.

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Q

Quimperlé

il y a 12 heures

Macron veut jouer à la roulette russe avec le pays. Bref.

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Alain27

il y a 12 heures

J'ai vu un reportage hier sur les conséquences d'une dissolution en 2017. Les gens étaient épuisés. Et là, on va recommencer ? Où sont les études d'impact ?

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A

Apollon 6

il y a 10 heures

@alain27 Tu as des sources sur ce reportage ? Parce que moi je n'ai rien vu de concret. Et si c'est vrai, ça change tout le débat. Non ?

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Z

Zeitgeist

il y a 12 heures

Le vrai problème, c'est que personne ne veut assumer les réformes économiques nécessaires. Du coup, on se retrouve avec des budgets bloqués et des gouvernements qui durent moins longtemps qu'un yaourt périmé.

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NightReader93

il y a 11 heures

@zeitgeist Exactement. Et personne ne veut parler des 200 milliards de dette supplémentaire que ça va engendrer. Où sont les économistes dans ce débat ?

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Enora du 69

il y a 12 heures

Si on regarde les précédents historiques, une dissolution en période de blocage budgétaire n'a jamais vraiment résolu le problème. Au contraire, ça a souvent empiré les choses. Regardez le Royaume-Uni en 2019...

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T

tregastel

il y a 13 heures

Encore une crise politique... Franchement, on s'y fait presque. Bientôt, on va dissoudre l'Assemblée tous les six mois, histoire de faire passer le temps.

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Tmèse

il y a 12 heures

@tregastel C'est ça, on va encore se taper des élections inutiles pendant que les vrais problèmes s'accumulent. Franchement, ça devient du grand n'importe quoi.

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