Un déficit abyssal sans plan de retour à l'équilibre
Les projections budgétaires pour 2026 révèlent un déficit public alarmant : 124 milliards d'euros pour l'État et 17 milliards pour la Sécurité sociale, portant la dette totale à 141 milliards d'euros supplémentaires. Un déséquilibre structurel qui s'inscrit dans la continuité des années précédentes, sans aucune perspective de redressement à l'horizon.
L'impunité financière des États
Contrairement aux particuliers ou aux entreprises, les États bénéficient d'une impunité financière unique. Un particulier ou une société qui dépense plus qu'elle ne gagne est rapidement sanctionné. Mais l'État français, lui, peut s'endetter sans limite, sans crainte de saisie ou de faillite.
La leçon de Warren Buffett
"On peut résorber le déficit en cinq minutes. Il suffit de voter une loi stipulant que dès que le déficit dépasse 3 % du PIB, tous les membres du Congrès en exercice ne sont pas rééligibles."
Cette proposition radicale, évoquée par le financier américain Warren Buffett, souligne l'absence de mécanismes contraignants dans la gestion des finances publiques. En France, aucune mesure similaire n'est envisagée, malgré l'urgence de la situation.
Un problème systémique
La France n'est pas un cas isolé. Les budgets des États sont rarement équilibrés, que ce soit aux États-Unis, en Italie ou au Royaume-Uni. Pourquoi cette incapacité chronique ? Parce que les États ont le pouvoir d'emprunter sans contrainte, contrairement aux acteurs privés.
Les chiffres qui inquiètent
En 2025, seulement 1,2 % des entreprises françaises ont fait faillite, et 1,9 % des ménages étaient surendettés. La majorité des acteurs économiques savent gérer leurs finances. Alors pourquoi l'État échoue-t-il systématiquement ? Parce qu'il n'est soumis à aucune pression réelle pour équilibrer son budget.
Un enjeu politique majeur
Alors que la crise des finances publiques s'aggrave, le gouvernement Lecornu II reste silencieux sur les mesures à prendre. La gauche dénonce une gestion irresponsable, tandis que l'extrême droite exploite ce déficit pour critiquer l'Union européenne, bien que la France soit loin d'être la plus endettée en Europe.
Dans ce contexte, la question de la responsabilité budgétaire devient un enjeu central pour les élections de 2027. Les Français attendent des solutions concrètes, mais le gouvernement semble privilégier la facilité à la rigueur.