LFI sous le feu des critiques après la mort violente d'un militant nationaliste

Par BlackSwan 16/02/2026 à 13:08
LFI sous le feu des critiques après la mort violente d'un militant nationaliste

LFI sous le feu des critiques après la mort violente d'un militant nationaliste et la suspension d'un assistant parlementaire. Enquête et tensions politiques.

Un assistant parlementaire suspendu après des accusations graves

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé lundi 16 février la suspension des droits d'accès à l'Assemblée de Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault. Cette décision fait suite à des témoignages le liant à l'agression mortelle de Quentin D., un jeune militant nationaliste.

Une enquête judiciaire en cours

Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, doit tenir une conférence de presse à 16 heures pour faire le point sur l'enquête. Les services de police ont recueilli plusieurs témoignages « significatifs », et l'enquête s'oriente désormais sur l'identification des auteurs des violences.

Initialement ouverte pour « violences aggravées », l'enquête a été élargie aux qualifications de « coups mortels aggravés par trois circonstances : la réunion, l'usage d'armes, la dissimulation du visage ». L'autorité judiciaire reste prudente, soucieuse de préserver les investigations.

Un contexte politique explosif

La mort de Quentin D. a déclenché une vague de critiques contre LFI, accusée par la droite et l'extrême droite d'être impliquée dans ce drame. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a affirmé dimanche que « c'est manifestement l'ultragauche qui a tué », reprenant les propos de l'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une instrumentalisation politique, affirmant que « tous les récits qui ont été faits dans les heures qui ont suivi n'ont aucun rapport avec la réalité ». Il a rappelé son opposition à la violence, une position partagée par Raphaël Arnault, qui a exprimé son « horreur et dégoût » après l'annonce du décès.

La Jeune Garde sous pression

Le groupe antifasciste La Jeune Garde, fondé par Raphaël Arnault, a été mentionné dans les rangs de l'extrême droite comme potentiellement impliqué. Le groupe a cependant nié toute responsabilité, affirmant avoir suspendu toutes ses activités.

Jacques-Elie Favrot, l'assistant parlementaire mis en cause, a quant à lui « démenti formellement » être responsable du drame et s'est retiré de ses fonctions durant l'enquête, selon son avocat.

Une polarisation politique accrue

Cet événement s'inscrit dans un contexte de tensions politiques croissantes, alors que la France se prépare pour les élections de 2027. La droite et l'extrême droite cherchent à capitaliser sur ce drame pour discréditer la gauche, tandis que LFI tente de se défendre en dénonçant une campagne de désinformation.

Le gouvernement Lecornu II, quant à lui, reste prudent, évitant de prendre parti dans un débat qui pourrait encore s'envenimer. Emmanuel Macron, en déplacement à l'étranger, n'a pas encore réagi officiellement.

À propos de l'auteur

BlackSwan

Le Brexit, Trump, les Gilets jaunes : les experts n'ont rien vu venir. Normal, ils vivent dans une bulle parisienne déconnectée du pays réel. Moi, je passe mon temps sur le terrain, dans les villages abandonnés par les services publics, dans les quartiers populaires oubliés des politiques. C'est là que se prépare le prochain séisme électoral. La colère monte, et elle est légitime. Les élites feraient bien d'écouter au lieu de mépriser. Mon travail est de leur tendre un miroir.

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Commentaires (12)

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É

Éditorialiste anonyme

il y a 4 jours

Bon... Encore une affaire qui va alimenter les divisions. Franchement, on en a marre.

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A

Anamnèse

il y a 4 jours

Un mort, et tout le monde se demande qui a raison. Pathétique.

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N

Nolwenn de Nivernais

il y a 4 jours

Le problème, c'est que ces tensions politiques finissent toujours par retomber sur les citoyens. Bref, on va encore payer l'addition.

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C

Claude54

il y a 4 jours

Ah ouais, donc maintenant on suspend les assistants parlementaires ? Sympa l'ambiance.

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E

Enlightenment

il y a 4 jours

Mouais... Encore une histoire qui va finir en eau de boudin. Comme toujours.

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C

Corte

il y a 4 jours

Qui a commencé ? C'est la vraie question.

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A

Achille

il y a 4 jours

@corte Exactement. Mais personne ne veut poser la question. Tout le monde préfère jouer les outrés.

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L

LogicLover

il y a 4 jours

Intéressant de voir comment les réactions diffèrent selon les camps politiques. Aux États-Unis, ce genre d'affaire aurait déjà déclenché des manifestations massives.

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A

Ainhoa

il y a 4 jours

Un mort, un assistant suspendu, et tout le monde s'en fout. La politique, c'est du grand n'importe quoi.

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K

Kerlouan

il y a 4 jours

Là, c'est un peu chaud quand même... Mais bon, tout le monde va faire son cinéma. Pfff.

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B

Bréhat

il y a 4 jours

Encore une affaire qui va alimenter les polémiques pendant des mois. Entre deux, on va oublier le reste. Comme d'hab.

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P

Prologue48

il y a 4 jours

@brehat Franchement, tu crois vraiment qu'on va oublier ? Les réseaux sociaux vont en faire un fromage pendant des semaines.

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