Un discours ferme face aux extrêmes
De retour d'Inde, le président Emmanuel Macron a rompu son silence sur la situation politique française, marquée par la mort tragique du militant d'extrême droite Quentin Deranque. Dans une déclaration forte, il a appelé les « partis extrêmes » à « faire le ménage », ciblant aussi bien l'extrême gauche que l'extrême droite, dont certains militants « justifient la violence ».
« En République, il n’y a pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence », a-t-il martelé, soulignant que « rien ne saurait justifier l’action violente », qu’elle vienne de l’un ou de l’autre camp.
Un avertissement à Giorgia Meloni
Le chef de l’État a également répondu à la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui avait qualifié l’agression mortelle de « blessure pour l’Europe ». Macron lui a sèchement conseillé de « arrêter de commenter ce qui se passe chez les autres », une pique qui souligne les tensions persistantes entre Paris et Rome sur les questions migratoires et sécuritaires.
Un voyage en Inde axé sur la diplomatie et l’économie
Pendant son séjour, Macron avait soigneusement évité de parler de la crise politique française, se concentrant sur les relations franco-indiennes. Entre son entretien avec le Premier ministre Narendra Modi et sa participation à l’AI Impact Summit 2026, il a multiplié les gestes symboliques, comme sa visite dans un temple sikh ou son appel aux étudiants indiens à venir étudier en France.
« En France, les études coûtent largement moins cher que dans beaucoup d’autres pays », a-t-il lancé, suscitant des sourires dans l’auditorium de l’All India Institutes of Medical Sciences. Une manière habile de promouvoir l’attractivité française, tout en rappelant que « ça ne veut pas non plus dire qu’elles sont de mauvaise qualité ».
Un contexte politique explosif
Cette déclaration intervient alors que la France est secouée par des tensions croissantes entre les forces progressistes et les mouvements d’extrême droite, notamment après les violences ayant entraîné la mort de Quentin Deranque. Le gouvernement Lecornu II, fragilisé par les critiques sur sa gestion de la sécurité, tente de rétablir un dialogue, mais les divisions persistent.
Dans ce contexte, les propos de Macron pourraient être interprétés comme un appel à la responsabilité, mais aussi comme une tentative de recentrer le débat sur les valeurs républicaines, face à une montée des radicalismes.