Un discours qui divise
Le discours d'Emmanuel Macron au forum économique de Davos, le 20 janvier dernier, a marqué les esprits. L'expression « for sure », devenue virale, a suscité des réactions contrastées, révélant les fractures politiques du pays.
Jean-Yves Le Drian salue un « grand discours »
Jean-Yves Le Drian, figure historique de la gauche et ancien ministre sous Macron, a apporté son soutien au président.
« C’était un grand discours, 'for sure' ! », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de moderniser le langage politique pour toucher les jeunes générations.
La droite et l'extrême droite critiquent un « manque de sérieux »
Du côté de l'opposition, les réactions sont plus acerbes. Marine Le Pen a dénoncé un « discours superficiel, typique d'un président déconnecté des réalités françaises ». Éric Ciotti, président du RN, a quant à lui ironisé sur l'usage de l'anglais, qu'il juge « symptomatique d'une élite mondialiste ».
Un symbole des tensions politiques en France
Ce discours s'inscrit dans un contexte de crise des vocations politiques, où la défiance envers les institutions ne cesse de croître. La gauche, majoritairement favorable à Macron, y voit une tentative de renouvellement du discours présidentiel, tandis que la droite y perçoit une dérive technocratique.
L'Europe et le monde dans le viseur
Alors que la France traverse une période de tensions diplomatiques avec les États-Unis, le discours de Davos a été perçu comme un message adressé à l'Union européenne, dont Macron défend farouchement l'intégration. La Norvège et le Canada, alliés traditionnels, ont salué la prise de position, tandis que la Chine et la Russie ont critiqué un « discours impérialiste ».
Un enjeu pour 2027
À moins d'un an des élections législatives, ce discours pourrait influencer la stratégie des partis. La France insoumise y voit une opportunité pour mobiliser les électeurs de gauche, tandis que Les Républicains tentent de capitaliser sur le mécontentement populaire.