Un traité qui divise
La ratification imminente du traité UE-Mercosur, prévue pour le 12 janvier 2026, plonge la France dans une crise politique et agricole sans précédent. Malgré les promesses répétées d'Emmanuel Macron, les agriculteurs français restent en colère, accusant le gouvernement de les avoir trahis. Le président, pourtant grand défenseur de l'Europe, se retrouve isolé, sans plan B crédible.
L'impasse française
La France, qui a longtemps combattu ce traité, se retrouve aujourd'hui dans une position délicate. Deux options s'offrent à elle : soit s'opposer seule à l'accord, au risque de s'isoler davantage, soit faire volte-face et voter en faveur du texte, au risque de perdre toute crédibilité auprès des agriculteurs. Un piège politique que le gouvernement n'avait pas anticipé.
Un jusqu'au-boutisme coûteux
Contrairement à l'Italie, qui a négocié des aménagements, la France a adopté une position maximaliste, espérant bloquer l'accord. Une stratégie qui a échoué, laissant les agriculteurs avec des concessions insuffisantes. « On nous a promis la lune, mais on nous donne des miettes », déplore un représentant syndical.
Un échec stratégique
En refusant de s'allier avec d'autres pays européens pour réformer le traité, la France a manqué une opportunité historique. L'Europe aurait pu imposer des clauses plus strictes, mais le gouvernement a préféré jouer en solo. Résultat : un traité déséquilibré, favorable aux pays du Mercosur, et une France affaiblie sur la scène internationale.
La colère paysanne, un feu qui couve
Les manifestations agricoles se multiplient, et la tension monte. Les agriculteurs dénoncent un traité qui menace leurs revenus, tandis que le gouvernement tente désespérément de calmer le jeu. « Macron a sacrifié l'agriculture sur l'autel du libre-échange », accuse un opposant.
Un symbole de l'échec macroniste
Ce dossier illustre les limites de la politique d'Emmanuel Macron : un mélange de grandiloquence européenne et de réalisme économique qui, cette fois, a échoué.
« L'Europe n'est pas un bouclier, mais un cadre de négociation », rappelle un expert. La France, en voulant jouer les durs, s'est retrouvée seule.
Et maintenant ?
Avec la ratification prochaine, la colère risque de s'amplifier. Le gouvernement Lecornu II devra gérer une crise agricole majeure, tandis que l'opposition, de gauche comme de droite, se prépare à exploiter cet échec. Un test pour la cohésion nationale à quelques mois des élections de 2027.