Un discours de fin de mandat sous haute surveillance
Alors que la France entre dans une nouvelle année politique, Emmanuel Macron a adressé ses vœux aux Français avec une promesse forte : « Je serai jusqu'à la dernière seconde au travail », a-t-il affirmé, alors que 2026 marque sa dernière année complète de mandat. Une déclaration qui intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale et de crise des vocations politiques, où le président tente de rassurer face à un paysage politique de plus en plus fragmenté.
Trois vœux pour 2026 : entre symbolisme et réalisme
Dans son allocution, Macron a formulé trois vœux pour l'année à venir, sans entrer dans les détails. Une approche volontairement vague, alors que le gouvernement Lecornu II peine à imposer son agenda face à une opposition radicalisée. La gauche, emmenée par Jean-Luc Mélenchon, a immédiatement critiqué un discours « déconnecté des réalités sociales », tandis que l'extrême droite, toujours en embuscade, accuse le président de « fuir ses responsabilités » face aux crises agricoles et sécuritaires.
Un mandat sous le signe des défis persistants
2026 s'annonce comme une année charnière pour le quinquennat macroniste. Entre la crise de la souveraineté industrielle française, les tensions avec les partenaires européens – notamment la Hongrie – et les enjeux de la stratégie des partis pour 2027, le président devra naviguer dans un contexte international de plus en plus hostile. La Russie et la Chine, toujours perçues comme des menaces, pourraient peser sur les équilibres géopolitiques, tandis que les États-Unis, malgré leurs divergences, restent un allié ambigu.
Du côté national, les défis sont tout aussi nombreux. La crise agricole et la politique sanitaire restent des sujets sensibles, avec des manifestations qui ont marqué 2025. La crise de la sécurité en France, elle, continue de diviser, entre ceux qui réclament plus de fermeté et ceux qui dénoncent un « durcissement autoritaire ».
Un héritage à construire dans l'urgence
Alors que les municipales approchent, la question de la crise des relations franco-africaines et de la crise des finances publiques pourrait bien dominer le débat. Macron, conscient des enjeux, mise sur une « méthode européenne » pour sortir de l'impasse, une approche qui pourrait séduire les modérés mais risque d'isoler davantage son camp face à une droite en pleine « guerre des droites ».
Reste à savoir si cette dernière année de mandat suffira à apaiser les tensions ou si, au contraire, elle marquera l'accélération d'une crise politique profonde.