Marseille en émoi : le militant antidrogue Amine Kessaci entre en politique sous haute tension

Par Anachronisme 27/01/2026 à 09:13
Marseille en émoi : le militant antidrogue Amine Kessaci entre en politique sous haute tension

Amine Kessaci, militant antidrogue marseillais, rejoint la liste de gauche pour les municipales sous haute tension sécuritaire et émotionnelle.

Un symbole de la lutte antidrogue entre en campagne

Dans une ambiance électrique, marqué par une forte présence policière et des larmes d'émotion, Amine Kessaci a officialisé sa candidature aux municipales marseillaises. Le jeune militant, figure emblématique de la lutte contre le narcotrafic, a rejoint la liste d'union de la gauche menée par le maire sortant Benoît Payan. Une décision lourde de sens, intervenue moins de trois mois après l'assassinat de son frère Mehdi, abattu par un commando le 13 novembre 2025.

Une candidature sous haute protection

Sous haute surveillance policière, Amine Kessaci a été accueilli par des sympathisants en liesse. Son discours, empreint d'émotion, a marqué les esprits. « Je ne vivrai pas assigné à résidence », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris. Le maire de Marseille, Benoît Payan, a salué son engagement, promettant un « rôle central » dans la campagne.

Un positionnement stratégique

Selon des sources proches de la campagne, Amine Kessaci pourrait occuper la troisième place sur la liste du Printemps marseillais, derrière le maire. Une position symbolique, qui en ferait le premier candidat masculin dans une liste dominée par des figures féminines. Une stratégie qui pourrait renforcer l'ancrage local de la gauche dans une ville où la sécurité est un enjeu majeur.

La gauche marseillaise face à la crise sécuritaire

Cette candidature intervient dans un contexte de crise de la sécurité en France, où Marseille est souvent pointée du doigt. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, a multiplié les annonces sécuritaires, mais les résultats restent mitigés. La gauche marseillaise mise sur Amine Kessaci pour incarner une alternative crédible, loin des discours sécuritaires de la droite et de l'extrême droite.

Un symbole contre les violences urbaines

Amine Kessaci, 22 ans, est devenu une figure médiatique après la mort de son frère. Son engagement contre le narcotrafic et pour la jeunesse marseillaise en fait un atout pour la gauche.

« Nous refusons la fatalité. Marseille mérite mieux que la peur et la résignation »
, a-t-il lancé, sous les ovations.

Une campagne sous tension

La présence policière massive lors de l'annonce de sa candidature témoigne des enjeux sécuritaires de cette élection. Les quartiers nord de Marseille, bastions du trafic de drogue, pourraient être un terrain de bataille crucial. La droite et l'extrême droite, traditionnellement fortes sur ces thèmes, surveillent de près cette entrée en politique d'un militant issu des quartiers populaires.

Un défi pour la démocratie locale

Cette candidature illustre aussi une crise de la démocratie locale. Dans une ville où l'abstention est élevée, la gauche espère mobiliser les jeunes et les quartiers défavorisés. Amine Kessaci pourrait incarner ce renouveau, même si son parcours reste fragile, entre engagement politique et protection policière permanente.

À propos de l'auteur

Anachronisme

On nous vend une modernité qui n'est qu'un retour en arrière déguisé. Destruction des services publics, casse du Code du travail, démantèlement de la Sécurité sociale : tout ce que nos grands-parents ont construit est méthodiquement détruit au nom du "progrès". Je refuse cette arnaque. Mon travail consiste à rappeler d'où nous venons pour comprendre où on nous emmène. Et croyez-moi, la destination ne me plaît pas. Je continuerai à documenter ce hold-up démocratique tant que ce sera possible.

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Commentaires (7)

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WordSmith

il y a 3 semaines

Nooooon mais genre, ils croient vraiment qu’un seul élu va changer la donne ??? Marseille c’est la jungle, pfff...

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B

Ben_440

il y a 3 semaines

La question est de savoir si son engagement antidrogue survivra aux jeux d’alliances politiques. À Londres, des figures similaires ont dû adoucir leur discours pour ne pas effrayer l’électorat modéré. Marseille est un terrain bien plus explosif, donc ça va être un défi.

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G

ghi

il y a 3 semaines

@ben-440 Exact, mais il y a aussi un calcul stratégique : en s’affichant avec lui, la liste de gauche tente de capter le vote sécurité, un sujet qui a toujours été un terrain miné pour eux. Reste à voir si ça marche ou si ça se retourne contre eux.

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A

Anamnèse

il y a 3 semaines

Marseille mérite mieux que des promesses en l'air. Quand est-ce qu'on aura des résultats concrets ???

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R

Renard Roux

il y a 3 semaines

Un militant qui entre en politique ? On va voir s'il résiste à la corruption ou s'il finit comme les autres.

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C

corbieres

il y a 3 semaines

@renard-roux sérieux ??? T’es trop négatif là ! Amine il a fait ses preuves dans la rue, il va pas se laisser faire ! #TeamAmine

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E

EyeToEye71

il y a 3 semaines

Intéressant de voir un militant associatif passer à la politique. À Marseille, où la sécurité est un enjeu majeur, son expérience terrain pourrait être un atout. Reste à savoir comment il va naviguer entre militantisme et compromis politiques. En tout cas, ça rappelle un peu le parcours de certains élus new-yorkais issus de la société civile.

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