Un symbole de la lutte antidrogue entre en campagne
Dans une ambiance électrique, marqué par une forte présence policière et des larmes d'émotion, Amine Kessaci a officialisé sa candidature aux municipales marseillaises. Le jeune militant, figure emblématique de la lutte contre le narcotrafic, a rejoint la liste d'union de la gauche menée par le maire sortant Benoît Payan. Une décision lourde de sens, intervenue moins de trois mois après l'assassinat de son frère Mehdi, abattu par un commando le 13 novembre 2025.
Une candidature sous haute protection
Sous haute surveillance policière, Amine Kessaci a été accueilli par des sympathisants en liesse. Son discours, empreint d'émotion, a marqué les esprits. « Je ne vivrai pas assigné à résidence », a-t-il déclaré, sous les applaudissements nourris. Le maire de Marseille, Benoît Payan, a salué son engagement, promettant un « rôle central » dans la campagne.
Un positionnement stratégique
Selon des sources proches de la campagne, Amine Kessaci pourrait occuper la troisième place sur la liste du Printemps marseillais, derrière le maire. Une position symbolique, qui en ferait le premier candidat masculin dans une liste dominée par des figures féminines. Une stratégie qui pourrait renforcer l'ancrage local de la gauche dans une ville où la sécurité est un enjeu majeur.
La gauche marseillaise face à la crise sécuritaire
Cette candidature intervient dans un contexte de crise de la sécurité en France, où Marseille est souvent pointée du doigt. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, a multiplié les annonces sécuritaires, mais les résultats restent mitigés. La gauche marseillaise mise sur Amine Kessaci pour incarner une alternative crédible, loin des discours sécuritaires de la droite et de l'extrême droite.
Un symbole contre les violences urbaines
Amine Kessaci, 22 ans, est devenu une figure médiatique après la mort de son frère. Son engagement contre le narcotrafic et pour la jeunesse marseillaise en fait un atout pour la gauche.
« Nous refusons la fatalité. Marseille mérite mieux que la peur et la résignation », a-t-il lancé, sous les ovations.
Une campagne sous tension
La présence policière massive lors de l'annonce de sa candidature témoigne des enjeux sécuritaires de cette élection. Les quartiers nord de Marseille, bastions du trafic de drogue, pourraient être un terrain de bataille crucial. La droite et l'extrême droite, traditionnellement fortes sur ces thèmes, surveillent de près cette entrée en politique d'un militant issu des quartiers populaires.
Un défi pour la démocratie locale
Cette candidature illustre aussi une crise de la démocratie locale. Dans une ville où l'abstention est élevée, la gauche espère mobiliser les jeunes et les quartiers défavorisés. Amine Kessaci pourrait incarner ce renouveau, même si son parcours reste fragile, entre engagement politique et protection policière permanente.