Un projet économique controversé pour la capitale
Dans un entretien accordé ce mercredi 28 janvier, Sarah Knafo, candidate Reconquête à la mairie de Paris, a dévoilé un programme économique radical visant à réduire de moitié les effectifs municipaux et à privatiser des services publics essentiels. Une stratégie qui s'inscrit dans le contexte de la crise des finances publiques et de la crise de la démocratie locale.
Diviser par deux les effectifs : une promesse choc
La députée européenne propose de passer de 55 000 à 27 500 agents municipaux en dix ans, en n'effectuant que des recrutements ciblés dans la petite enfance et la police municipale.
"3 000 à 4 000 personnes partent naturellement chaque année. L'écrasante majorité, vous ne les remplacez pas",a-t-elle déclaré, soulignant que cette mesure permettrait d'économiser 3 milliards d'euros.
Privatisation de la propreté et suppression de subventions
Parmi les autres mesures phares, la privatisation du service de propreté (6 000 agents) et la suppression des subventions aux associations "politisées" (1 milliard d'euros sur dix ans). Une approche qui rappelle les politiques d'austérité menées dans certains pays européens sous pression des marchés financiers. La candidate promet également de rembourser prématurément la dette de la Ville pour atteindre un total de 10 milliards d'euros d'économies.
Un projet en rupture avec les engagements sociaux
Ce plan s'accompagne d'une suppression des programmes de logements sociaux et de l'encadrement des loyers, accusé de favoriser la pénurie de logements.
"Paris devient obsolète avec Anne Hidalgo. Moi, ce que je veux, c'est projeter Paris dans le Paris de 2050",a-t-elle affirmé, sans préciser comment concilier ces économies avec les besoins croissants des Parisiens.
Un contexte politique tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la crise des finances publiques, ce projet s'inscrit dans une dynamique de guerre des droites en France. Les critiques de la gauche et des syndicats ne devraient pas tarder, alors que les élections municipales approchent.