Municipales 2026 : Sarah Knafo veut démanteler Paris avec un plan d'austérité radical

Par Apophénie 28/01/2026 à 12:27
Municipales 2026 : Sarah Knafo veut démanteler Paris avec un plan d'austérité radical

Sarah Knafo propose de diviser par deux les effectifs municipaux et privatiser la propreté à Paris. Un plan d'austérité radical dans un contexte de crise des finances publiques.

Un projet économique controversé pour la capitale

Dans un entretien accordé ce mercredi 28 janvier, Sarah Knafo, candidate Reconquête à la mairie de Paris, a dévoilé un programme économique radical visant à réduire de moitié les effectifs municipaux et à privatiser des services publics essentiels. Une stratégie qui s'inscrit dans le contexte de la crise des finances publiques et de la crise de la démocratie locale.

Diviser par deux les effectifs : une promesse choc

La députée européenne propose de passer de 55 000 à 27 500 agents municipaux en dix ans, en n'effectuant que des recrutements ciblés dans la petite enfance et la police municipale.

"3 000 à 4 000 personnes partent naturellement chaque année. L'écrasante majorité, vous ne les remplacez pas",
a-t-elle déclaré, soulignant que cette mesure permettrait d'économiser 3 milliards d'euros.

Privatisation de la propreté et suppression de subventions

Parmi les autres mesures phares, la privatisation du service de propreté (6 000 agents) et la suppression des subventions aux associations "politisées" (1 milliard d'euros sur dix ans). Une approche qui rappelle les politiques d'austérité menées dans certains pays européens sous pression des marchés financiers. La candidate promet également de rembourser prématurément la dette de la Ville pour atteindre un total de 10 milliards d'euros d'économies.

Un projet en rupture avec les engagements sociaux

Ce plan s'accompagne d'une suppression des programmes de logements sociaux et de l'encadrement des loyers, accusé de favoriser la pénurie de logements.

"Paris devient obsolète avec Anne Hidalgo. Moi, ce que je veux, c'est projeter Paris dans le Paris de 2050",
a-t-elle affirmé, sans préciser comment concilier ces économies avec les besoins croissants des Parisiens.

Un contexte politique tendu

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la crise des finances publiques, ce projet s'inscrit dans une dynamique de guerre des droites en France. Les critiques de la gauche et des syndicats ne devraient pas tarder, alors que les élections municipales approchent.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (6)

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B

Ben_440

il y a 3 semaines

La question c'est : qui va payer la facture ? Les privatisations, c'est toujours les mêmes qui trinquent. Regardez les autoroutes...

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C

Carcassonne

il y a 3 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Sa va être le bordel total à Paris !!! Déjà que c'est sale, là c'est la fin...

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Z

Zen_187

il y a 3 semaines

Ptdr @carcassonne t'exagère un peu non ? Mais bon, franchement, sa va être chaud pour les agents...

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F

Fragment

il y a 3 semaines

Intéressant de comparer avec Londres qui a privatisé les déchets en 2000. Résultat : +30% de coût pour les contribuables. On répète toujours les mêmes erreurs...

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I

ironiste-patente

il y a 3 semaines

@fragment Ah ouais, et du coup les poubelles seront collectées par des drones ?

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L

Léo-79

il y a 3 semaines

Diviser les effectifs par deux à Paris ? On va finir avec des rues qui ressemblent à des décharges.

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