Un flou gouvernemental qui alarme les écologistes
Alors que le gouvernement Lecornu II entretient un silence ambigu sur sa position face à la nouvelle proposition de loi du sénateur LR Laurent Duplomb, les critiques fusent. Le texte, déposé en février 2026, vise à réintroduire deux insecticides controversés : l'acétamipride et le flupyradifurone, déjà interdits en France mais autorisés dans d'autres pays européens.
Une menace pour l'eau potable
Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris, dénonce une obstruction systématique de l'Assemblée nationale face aux projets visant à protéger les points de captage d'eau potable.
"Aujourd'hui, la plupart des points d'eau potable sont contaminés par des PFAS ou des pesticides",affirme-t-elle, soulignant une urgence sanitaire.
Un contexte de tensions politiques
Cette proposition intervient dans un climat de crise agricole et politique sanitaire, alors que les oppositions de gauche dénoncent une régression environnementale sous le gouvernement actuel. Les écologistes rappellent que le premier texte de Duplomb avait déjà provoqué une mobilisation massive, avec plus de 2 millions de signatures contre la réintroduction de ces substances.
La "guerre de l'eau" selon Rousseau
La députée alerte sur un enjeu majeur : l'eau saine deviendra un bien précieux. Elle critique ouvertement l'exécutif, accusé de privilégier les lobbies agricoles au détriment de la santé publique.
"J'attends qu'il protège notre santé, qu'il protège l'eau, un bien commun essentiel",déclare-t-elle, pointant du doigt une responsabilité historique du gouvernement.
Un débat qui dépasse les frontières
Si la France interdit ces pesticides, d'autres pays européens, comme l'Allemagne ou les pays nordiques, maintiennent leur autorisation. Cette divergence alimente les tensions au sein de l'Union européenne, où les normes environnementales divergent encore fortement. Les écologistes français appellent à une harmonisation stricte des réglementations, pour éviter une concurrence déloyale au détriment de la santé.