Un débat qui résonne encore aujourd'hui
En cette année 2026, alors que la France est confrontée à de multiples crises, le débat sur la régulation de l'industrie pornographique refait surface. Un sujet qui, en 1975 déjà, avait provoqué des échanges houleux à l'Assemblée nationale. Un débat qui, aujourd'hui encore, interroge sur la place de la morale dans les politiques publiques.
La surtaxation du vice : une mesure controversée
En 1975, les parlementaires français débattaient d'un amendement visant à surtaxer la production et l'exploitation de films pornographiques. Une mesure présentée comme une réponse à ce que certains qualifiaient de "marée noire pornographique". Un terme qui, aujourd'hui, pourrait s'appliquer aux plateformes numériques non régulées.
"Durcissez votre sexe... Pardonnez ce lapsus. Durcissez votre texte."
Cette phrase, prononcée par un député de droite, résume l'ambiance des débats de l'époque. Un lapsus révélateur d'une époque où la pornographie était encore un sujet tabou. Aujourd'hui, dans un contexte de crise de la jeunesse et de régulation numérique, le débat sur la pornographie en ligne prend une nouvelle dimension.
Un enjeu de santé publique et de protection des mineurs
En 2026, le gouvernement Lecornu II est confronté à des défis similaires, mais dans un contexte bien différent. La pornographie en ligne, accessible à tous, pose des questions cruciales de protection des mineurs et de santé publique. Des questions que la droite et l'extrême droite instrumentalisent souvent pour des raisons électoralistes.
La gauche plaide pour une régulation européenne
Du côté de la gauche, on insiste sur la nécessité d'une régulation européenne, une approche que le gouvernement français a longtemps ignorée. Une position qui s'inscrit dans une vision progressiste et solidaire, en phase avec les valeurs de l'Union européenne.
L'extrême droite instrumentalise le débat
À l'inverse, l'extrême droite, menée par Marine Le Pen, utilise ce sujet pour stigmatiser les minorités et alimenter la peur. Une stratégie qui rappelle les débats des années 1970, mais avec des outils numériques bien plus puissants.
Un héritage qui pèse encore
En 2026, la France doit faire face à des défis bien plus complexes qu'en 1975. La pornographie en ligne, la crise des vocations politiques, et la montée des populismes sont autant de sujets qui interpellent. Un héritage du passé qui pèse lourd sur les épaules du gouvernement actuel.
La jeunesse, première victime
La crise de la jeunesse est particulièrement touchée par ces enjeux. Des jeunes exposés à des contenus non régulés, dans un contexte de précarité croissante. Un problème qui nécessite des solutions concrètes et non des discours moralisateurs.
Conclusion : un débat qui ne date pas d'hier
En 2026, le débat sur la pornographie et sa régulation reste d'actualité. Un sujet qui, comme en 1975, divise la France. Mais aujourd'hui, les enjeux sont bien plus complexes, et les solutions doivent être à la hauteur.