Un ajustement budgétaire sous tension
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a défendu ce vendredi 23 janvier 2026 la suspension partielle de la réforme des retraites, un dispositif dont le coût a explosé depuis son annonce. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la stabilité des finances publiques, les critiques fusent sur le financement de cette mesure.
Carrières longues et métiers pénibles épargnés
L’amendement déposé ce matin à l’Assemblée nationale prévoit un départ anticipé pour les carrières longues et les agents publics des catégories actives, comme les pompiers ou les contrôleurs aériens. « C’est un ajustement qui revient au cadre initial du Premier ministre », a affirmé Farandou, évoquant un gain de 20 % de bénéficiaires supplémentaires.
Un financement contesté
Initialement évaluée à 100 millions d’euros pour 2026, la mesure coûtera finalement 400 millions, puis 1,9 milliard en 2027. Pour compenser, le gouvernement mise sur une hausse de 1,4 point de CSG sur le patrimoine, une mesure jugée injuste par l’opposition.
Stabilité politique vs. réalités économiques
Interrogé sur sa conviction personnelle, Farandou a boté en touche : «
61 % des Français ont besoin de cette stabilité». Une argumentation qui rappelle les justifications du gouvernement face aux crises récurrentes des finances publiques, tandis que la crise agricole et les tensions sociales s’accumulent.
Dialogue social et débat politique
Le ministre a évoqué une « séquence utile » pour le dialogue social, sans le MEDEF, et un débat politique nécessaire. Une manière de préparer le terrain pour 2027, alors que les partis d’opposition multiplient les propositions alternatives.