Deux permanences de La France insoumise (LFI) prises pour cible dans la nuit
Dans la nuit du 13 au 14 février 2026, deux locaux du parti La France insoumise (LFI) ont été dégradés à Metz et Lille, en réaction à l'agression d'un militant identitaire à Lyon. Les auteurs des dégradations, en fuite, ont laissé des traces de peinture rouge et des affiches en soutien à Quentin, le jeune homme gravement blessé lors d'une rixe.
Un contexte de tensions politiques exacerbées
L'attaque contre Quentin, membre du collectif Némésis, s'est produite jeudi soir en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Selon les premières investigations, une trentaine d'antifascistes seraient impliqués dans l'agression, dont le pronostic vital de la victime est engagé. Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour violences aggravées.
Les dégradations des permanences LFI s'inscrivent dans un climat de violences politiques croissantes, alors que la France s'approche des élections de 2027. Les tensions entre mouvements d'extrême droite et forces progressistes s'intensifient, alimentées par des discours polarisants.
Des méthodes de plus en plus radicales
À Metz, un projectile a été lancé sur la vitrine du local, tandis qu'un liquide rouge a été répandu sur la façade. Des témoins rapportent avoir entendu l'auteur crier Justice pour Quentin
avant de prendre la fuite. À Lille, la permanence du député insoumis Aurélien Le Coq a également été souillée par de la peinture rouge et des affiches en soutien au militant blessé.
Ces actes s'inscrivent dans une montée des violences politiques en France, où les clivages idéologiques se traduisent de plus en plus par des actions violentes. Le gouvernement Lecornu II, confronté à une crise de sécurité, peine à rétablir l'ordre public face à la radicalisation des groupes opposés.
Un contexte de polarisation politique
Cette affaire intervient alors que la gauche française tente de se rassembler en vue des élections de 2027, tandis que l'extrême droite cherche à capitaliser sur les divisions sociales. Les partis traditionnels, affaiblis par les crises successives, voient leur légitimité remise en cause par des mouvements radicaux de plus en plus influents.
Dans ce contexte, les violences politiques risquent de s'amplifier, menaçant la stabilité démocratique du pays. Les forces progressistes appellent à la vigilance face à la montée des discours haineux et des actions violentes, tandis que l'extrême droite instrumentalise ces événements pour renforcer sa base électorale.