Assurance-chômage : le patronat et les syndicats s'affrontent pour 1 milliard d'euros d'économies

Par Aurélie Lefebvre 20/02/2026 à 13:16
Assurance-chômage : le patronat et les syndicats s'affrontent pour 1 milliard d'euros d'économies

Assurance-chômage en crise : patronat et syndicats s'affrontent pour 1 milliard d'euros d'économies, sous pression du gouvernement Lecornu II.

Un bras de fer politique autour de l'assurance-chômage

Les négociations sur la réforme de l'assurance-chômage ont atteint un point de rupture, jeudi 19 février, au siège de l'Unédic. Les partenaires sociaux, réunis pour l'avant-dernière séance de discussions, n'ont pas réussi à trouver un terrain d'entente, malgré les injonctions du gouvernement Lecornu II.

Le patronat, représenté par le Medef et la CPME, exige des économies massives, allant jusqu'à 1 milliard d'euros par an, bien au-delà des 400 millions demandés par l'exécutif. Les syndicats, en particulier la CGT, dénoncent une attaque frontale contre les droits des chômeurs.

Des propositions controversées

Les employeurs ont mis sur la table des mesures radicales, touchant notamment les travailleurs frontaliers et les intermittents du spectacle. Ces propositions, cumulées, pourraient générer plus de 4 milliards d'économies, selon leurs calculs. La CGT a immédiatement réagi, promettant de mobiliser lors de la dernière séance du 25 février.

"Le patronat ne compte pas sur la signature de la CGT pour baisser les droits des chômeurs, par contre on va faire un maximum de bruit, proportionnel à l'attaque à laquelle on assiste." Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT

Un contexte politique tendu

Cette crise intervient dans un climat déjà marqué par la crise des finances publiques et les tensions autour de la stratégie des partis pour 2027. Le gouvernement, sous la pression des marchés et des institutions européennes, cherche à assainir les comptes sociaux, mais se heurte à une opposition syndicale déterminée.

La droite et l'extrême droite, quant à elles, profitent de la situation pour critiquer la gestion du pouvoir en place, accusant Emmanuel Macron de manquer de fermeté face aux syndicats. À gauche, on dénonce une politique d'austérité déguisée, alors que le chômage reste un enjeu majeur pour les prochaines échéances électorales.

Les prochaines heures seront décisives pour savoir si un accord pourra être trouvé avant la dernière séance de négociation.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (4)

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FreeThinker

il y a 11 minutes

Ptdr mais c’est clair qu’ils s’en foutent de nous. Les patrons veulent garder leur cash, les syndicats font les gros bras, et nous on est dans la merde. Bref, la France comme d’hab.

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Ophélie

il y a 43 minutes

Nooooon sérieux ??? Ils veulent encore nous faire les poches ??? Déjà qu’on galère à trouver du taf, et en plus ils veulent réduire les aides ??? Franchement, c’est quoi leur problème ??? #dégoûté

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Éditorialiste anonyme

il y a 1 heure

Bon... Encore un débat qui va finir en compromis mou. Entre les patrons qui crient à la charge et les syndicats qui défendent leurs acquis, le gouvernement va encore faire un truc qui ne contentera personne. Bref, on avance en arrière.

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Orphée

il y a 1 heure

La pression du gouvernement pour ces économies est symptomatique d'une gestion à court terme. Le patronat défend ses marges, les syndicats les droits des travailleurs, mais où est la vision à long terme pour l'emploi ? Ces 1 milliard d'euros pourraient être mieux utilisés pour former et reconvertir, plutôt que de jouer aux équilibristes sur des règles déjà fragiles.

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