Un budget sous haute tension
Alors que le gouvernement Lecornu II s'apprête à présenter son budget pour 2026, les tensions politiques atteignent un nouveau sommet. Invité sur France 2, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a clairement mis en garde le gouvernement : "Si la copie est mauvaise, nous censurerons".
Un dialogue impossible ?
Faure dénonce une situation parlementaire bloquée, où le dialogue est rendu impossible par une partie de l'opposition. "Nous n'avons pas de majorité absolue, ni les uns, ni les autres", rappelle-t-il, tout en soulignant que les socialistes ont pourtant accepté de négocier sur le budget de la Sécurité sociale.
La menace de la censure
Interrogé sur la possibilité d'un recours au 49.3, Faure reste évasif :
"Nous verrons ce que nous ferons en fonction de ce que sera la copie du gouvernement."Une réponse qui laisse planer le doute sur la position des socialistes, alors que le gouvernement semble prêt à utiliser cet outil constitutionnel.
Un budget sous influence
Le premier secrétaire du PS insiste sur la nécessité de prendre en compte les enjeux majeurs comme le pouvoir d'achat des jeunes, la transition écologique et l'accès aux soins. "Si ces points ne sont pas satisfaits, nous ne pourrons pas accepter un tel budget", avertit-il.
La crise agricole et le Mercosur
Dans un contexte de colère agricole, Faure soutient la position française contre l'accord avec le Mercosur, qu'il qualifie d'anachronique. Il préconise de saisir la Cour européenne de justice pour gagner du temps et renégocier un traité plus équitable.
La question ukrainienne
Sur la scène internationale, Faure exprime ses doutes sur la fiabilité de Donald Trump, tout en saluant l'initiative d'une coalition des volontaires pour garantir la sécurité de l'Ukraine. "Poutine cherche à gagner du temps", rappelle-t-il, soulignant l'absence de volonté de paix du côté russe.
Une droite alignée sur Trump ?
Le socialiste critique vivement Bruno Retailleau, chef des Républicains, pour son alignement sur la politique étrangère de Donald Trump, notamment après l'intervention au Venezuela. "C'est une folie gravissime de voir une partie de la droite française s'aligner sur Trump", dénonce-t-il.