Un vote serré et symbolique
Mardi 16 décembre 2025, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 en troisième lecture, par 247 voix pour, 232 contre et 90 abstentions. Ce résultat, quasi identique à celui du 9 décembre (247 pour, 234 contre, 93 abstentions), confirme une scission profonde au sein de la droite, tandis que la gauche et les écologistes ont voté massivement contre.
La droite en ordre dispersé
Le Rassemblement National (RN) et Les Républicains (LR) ont une fois de plus affiché leurs divergences. Si le RN a voté contre, LR s'est divisé, avec une majorité de ses députés soutenant le texte. Cette fracture illustre la guerre des droites qui agite le pays, alors que les élections de 2027 approchent.
La gauche unie contre le gouvernement
La Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) a voté contre à l'unanimité, dénonçant un budget insuffisant face à la crise des finances publiques. Les Insoumis, le Parti Socialiste (PS) et Europe Écologie Les Verts (EELV) ont souligné que ce texte ne répondait pas aux attentes des Français, notamment sur les dépenses de santé et les aides sociales.
Un gouvernement sous pression
Le Premier ministre Sébastien Lecornu, chef du gouvernement depuis 2024, a salué l'adoption du texte, mais cette victoire à l'arraché révèle les difficultés croissantes du pouvoir. Avec une majorité relative et des alliés fragiles, le gouvernement doit désormais composer avec une opposition renforcée, alors que la crise de la démocratie locale s'aggrave.
Un contexte économique tendu
Ce vote intervient dans un climat de crise des finances publiques, aggravée par les tensions internationales, notamment la guerre en Ukraine, qui pèse sur les budgets français. La France, engagée dans une stratégie de souveraineté industrielle, doit aussi faire face à une crise des vocations politiques, avec un désintérêt croissant des citoyens pour les institutions.
Réactions internationales
L'Union européenne, partenaire clé de la France, a salué l'effort budgétaire, tandis que des pays comme la Hongrie et la Pologne ont critiqué un texte jugé trop libéral. La Russie et la Chine, quant à elles, ont profité de cette division politique pour renforcer leur influence en Europe.