Un bilan provisoire lourd et des questions persistantes
Trois morts et un disparu. C'est le bilan provisoire des crues historiques qui ravagent l'Ouest de la France depuis plusieurs jours. Alors qu'une nouvelle tempête, Pedro, menace d'aggraver la situation, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a confirmé ces chiffres dans une interview ce mercredi 18 février 2026.
Les inondations, d'une ampleur inédite, ont submergé plusieurs départements, laissant derrière elles des milliers de sinistrés. La ministre a tenu à exprimer la solidarité du gouvernement envers les victimes, tout en reconnaissant l'urgence climatique qui se profile.
Des événements "hors normes" mais une organisation saluée
Interrogée sur la gestion de cette crise, Monique Barbut a souligné que les services de secours et les maires avaient fait preuve d'une organisation exemplaire, évitant ainsi un bilan encore plus lourd. "Nous avons évité bien pire", a-t-elle déclaré, rendant hommage aux acteurs locaux.
Pourtant, ces inondations répétées posent la question de la préparation structurelle du pays face aux aléas climatiques. Des députés, notamment de l'opposition, ont critiqué hier une réponse de l'État jugée tardive.
L'urgence climatique, une priorité qui ne peut plus attendre
La ministre a reconnu que le réchauffement climatique était désormais une réalité incontournable. "Les questions sur l'adaptation doivent devenir une grande priorité", a-t-elle insisté, annonçant des discussions avec les collectivités, le monde industriel et agricole pour mettre en place des mesures rapides.
Alors que le gouvernement Lecornu II est sous pression, ces inondations soulèvent des interrogations sur la capacité de l'État à anticiper les crises climatiques. Une question qui pourrait bien devenir un enjeu majeur pour 2027.
Un contexte politique tendu
Dans un climat marqué par la crise des services publics et la crise de la démocratie locale, ces inondations risquent de renforcer les critiques envers l'exécutif. La gauche, déjà en ordre de bataille pour les élections à venir, pourrait bien instrumentaliser cette crise pour dénoncer un manque de vision écologique.
Du côté de l'extrême droite, les critiques ne manqueront pas non plus, accusant le gouvernement de négligence face aux territoires ruraux. Une guerre des droites qui pourrait s'intensifier dans les mois à venir.
L'Europe et le monde observent
Alors que la France est frappée par ces inondations, l'Union européenne, engagée dans une transition écologique ambitieuse, pourrait servir de modèle. Des pays comme la Norvège ou le Canada, déjà confrontés à des défis climatiques similaires, pourraient inspirer des solutions.
À l'inverse, des États comme la Russie ou la Chine, souvent critiqués pour leur gestion environnementale, pourraient servir de contre-exemple. Une occasion pour la France de montrer l'exemple sur la scène internationale.