Macron relance le nucléaire : la PPE3 divise la France entre écologie et souveraineté énergétique

Par Mathieu Robin 13/02/2026 à 13:16
Macron relance le nucléaire : la PPE3 divise la France entre écologie et souveraineté énergétique

La PPE3 relance le nucléaire en France, limitant les énergies renouvelables. Un choix contesté entre souveraineté énergétique et transition écologique.

Une PPE3 qui consacre le nucléaire au détriment des énergies renouvelables

Publiée ce vendredi 13 février 2026 au Journal officiel, la troisième Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) marque un tournant dans la stratégie énergétique française. Sous l'impulsion du gouvernement Lecornu II, cette feuille de route 2026-2035 fait du nucléaire le pilier de la transition énergétique, au détriment des énergies renouvelables comme l'éolien terrestre et le solaire.

Un virage nucléaire assumé

Le décret précise que la production nucléaire, déjà dominante en France, devrait atteindre 380 à 420 TWh en 2030, contre 320 TWh en 2023. Une rupture nette avec la précédente PPE, qui prévoyait la fermeture de 14 réacteurs. Le gouvernement mise désormais sur l'optimisation du parc existant et la construction de six nouveaux réacteurs, avec huit autres en option.

Les énergies renouvelables sacrifiées ?

Si la PPE3 promeut une électricité décarbonée, elle limite le déploiement de l'éolien terrestre et du solaire. Le texte stipule que les capacités renouvelables post-2028 seront ajustées en fonction de la consommation et du développement du nucléaire. Une révision est même prévue en 2027, laissant planer le doute sur l'avenir des énergies vertes.

Une stratégie contestée

Cette orientation nucléaire, défendue par Emmanuel Macron, suscite des critiques. La gauche dénonce un retour en arrière, tandis que l'extrême droite, habituellement pro-nucléaire, s'inquiète d'un manque d'ambition sur les renouvelables. Les écologistes, eux, pointent un déséquilibre dans la transition énergétique.

Un rapport attendu en 2026

Le gouvernement promet un rapport d'ici fin 2026 pour évaluer la consommation d'électricité et les flexibilités décarbonées. Une manière de temporiser face aux critiques, tout en maintenant le cap sur le nucléaire.

Contexte international tendu

Alors que la France s'engage dans cette voie, l'Union européenne observe avec attention. Certains pays, comme l'Allemagne, privilégient les renouvelables, tandis que d'autres, comme la Pologne, misent sur le charbon. La PPE3 s'inscrit dans un débat plus large sur la souveraineté énergétique face aux tensions géopolitiques.

Un enjeu de décarbonation

Le gouvernement justifie sa stratégie par la nécessité de réduire la dépendance aux énergies fossiles, coûteuses et importées. Une position qui s'inscrit dans la lutte contre le réchauffement climatique, mais qui divise sur les moyens à employer.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

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Commentaires (3)

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FreeThinker

il y a 6 jours

Nooooon mais sérieux ??? On va encore avoir des centrales pourries et des déchets radioactifs pour 1000 ans ??? Ptdr les politiques ils pensent à rien...

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Nathalie du 26

il y a 1 semaine

Macron préfère les centrales que les éoliennes. La France en mode nucléaire, mais qui paiera les factures ?

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Prologue48

il y a 6 jours

@nathalie-du-26 Exactement ! Mais si on veut l'indépendance énergétique, on a pas le choix. Les renouvelables, c'est bien, mais pas assez fiable. Et vous, vous préférez dépendre du gaz russe ?

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