Mercosur : Macron dit non, mais la France a déjà perdu la bataille

Par Aurélie Lefebvre 09/01/2026 à 11:14
Mercosur : Macron dit non, mais la France a déjà perdu la bataille

Macron dit non au Mercosur, mais la France a déjà perdu la bataille. La Commission européenne a modifié les règles, réduisant l'influence française.

Un non trop tardif face à la stratégie de l'UE

Emmanuel Macron a annoncé jeudi son opposition à l'accord de libre-échange avec le Mercosur, mais cette décision arrive après que la Commission européenne ait modifié les règles du jeu. Selon Marine Colli, spécialiste des politiques publiques agricoles, la France a perdu sa capacité de veto en ne s'opposant pas à cette réforme des procédures de ratification.

Un accord mixte devenu un enjeu européen

L'accord Mercosur, qualifié d'accord mixte en raison de ses dimensions commerciales et politiques, nécessitait initialement l'unanimité des États membres. Cependant, la Commission a scindé le texte pour isoler le volet commercial, le soumettant désormais à une majorité qualifiée.

« La France a perdu la bataille en ne s'opposant pas à ce changement de règles. On a très peu entendu le président sur ce sujet. »

La minorité de blocage, un défi impossible

Seule l'Irlande, la Pologne, l'Autriche et la Hongrie rejoignent la France dans son opposition. L'Italie, initialement réticente, a finalement choisi de soutenir l'accord. Sans une minorité de blocage (au moins quatre pays représentant une partie significative de la population), le veto français est désormais symbolique.

Les agriculteurs maintiennent la pression

Malgré le non de Macron, les manifestations des agriculteurs se poursuivent, notamment à Paris. Le gouvernement Lecornu II, sous la pression des syndicats agricoles, tente de rassurer, mais la colère persiste face à un accord perçu comme une menace pour la souveraineté alimentaire.

Un vote parlementaire décisif

Même si l'accord est approuvé par les États membres, il devra encore passer devant le Parlement européen. Ce vote pourrait devenir le dernier rempart contre une ratification controversée, alors que les critiques s'intensifient sur les impacts environnementaux et économiques du texte.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (8)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

O

OffTheGrid

il y a 1 jour

Pfff la France elle est tjrs en train de gueuler mais elle fait rien !!! Du coup on se fait niquer par l'Europe et les autres pays. Franchement, c'est quoi le plan ???

0
I

Ingénieur perplexe

il y a 1 jour

Le problème, c'est que l'Europe a modifié les règles sans consulter les États membres. Du coup, la France est coincée. C'est ça le vrai scandale. Genre, on fait des promesses pour les élections et après on se retrouve avec les mains liées...

0
M

Max95

il y a 1 jour

@ingenieur-perplexe Oui mais bon, la France aurait dû anticiper. C'est pas la faute à l'Europe si on est toujours en retard. Franchement, on peut pas toujours rejeter la faute sur les autres.

0
É

Épistémè

il y a 1 jour

La France perd, l'Europe gagne. Fin de l'histoire.

0
É

Économiste curieux 2024

il y a 1 jour

La France qui râle alors qu'elle a tjrs été à la traîne sur les accords commerciaux. Bref, on va encore payer l'addition après...

0
N

Nausicaa

il y a 1 jour

Noooon mais sérieux ??? On nous avait dit que c'était mort et maintenant c'est trop tard ??? Ptdr la France c'est toujours en retard sur tt !!!

2
I

ironiste-patente

il y a 1 jour

Macron qui dit non, mais c'est déjà trop tard. La France, championne du monde du retard...

2
T

TruthSeeker

il y a 1 jour

@ironiste-patente Exactement ! Et du coup, qui va trinquer ? Les agriculteurs français, comme d'hab. Franchement, c'est quoi la solution ?

0
Publicité