Un drame qui relance le débat sur l'inaction des institutions
Près de deux semaines après le suicide tragique de Camélia à Mitry-Mory, le harcèlement scolaire reste une plaie ouverte dans le système éducatif français. La jeune lycéenne, victime d'humiliations répétées et de rumeurs, avait alerté en vain sur son calvaire. Sa famille et ses camarades dénoncent un échec patent des dispositifs de prévention, ainsi qu'un silence coupable des adultes censés la protéger.
Une mesure symbolique mais contestée
Ce lundi 26 janvier, l'Assemblée nationale examine un texte visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Emmanuel Macron, qui défend cette mesure, souhaite une application dès la rentrée 2026. Pourtant, les critiques pleuvent : la droite et l'extrême droite freinent des quatre fers, arguant d'une atteinte aux libertés, tandis que la gauche dénonce une mesure cosmétique qui ne résoudra rien sans accompagnement éducatif.
Le gouvernement Lecornu II sous pression
Le premier ministre Sébastien Lecornu tente de rassurer, mais le gouvernement est accusé de manquer de fermeté face aux lobbies numériques.
« On ne peut pas laisser les géants du web dicter leur loi à nos enfants »,a déclaré un député LFI, tandis que le RN exige des sanctions immédiates contre les établissements défaillants.
Un phénomène viral qui détourne l'attention
Pendant ce temps, le président Macron fait les frais d'un meme viral : son « for sure » prononcé à Davos est détourné en boucle sur TikTok. Une diversion bienvenue pour certains, qui accuse le pouvoir de fuir ses responsabilités derrière des polémiques médiatiques.
La France à la traîne sur la protection des mineurs
Alors que des pays comme la Norvège ou le Canada ont mis en place des cadres stricts contre le cyberharcèlement, la France reste engluée dans des débats partisans. Les associations dénoncent un manque de volonté politique, tandis que l'Union européenne appelle à une harmonisation des règles.
Et la droite dans tout ça ?
Les partis de droite, traditionnellement réticents à toute régulation, jouent les équilibristes. Certains, comme Les Républicains, soutiennent la mesure par opportunisme, tandis que l'extrême droite exige des sanctions immédiates contre les réseaux sociaux, sans proposer de solution concrète.