Immobilier 2026 : Reprise fragile, spéculation et crise du logement sous Macron-Lecornu

Par Aporie 17/01/2026 à 18:08
Immobilier 2026 : Reprise fragile, spéculation et crise du logement sous Macron-Lecornu

Immobilier 2026 : reprise fragile, spéculation et crise du logement sous Macron-Lecornu. Taux, prix et location sous tension.

Un marché immobilier en demi-teinte sous le gouvernement Lecornu

Alors que le gouvernement Macron-Lecornu II entame sa deuxième année, le secteur immobilier français présente un bilan contrasté pour 2025. Après deux années de chute des transactions, 2025 a vu un timide rebond, avec près de 940.000 ventes (+11% sur un an), loin des records post-Covid mais suffisant pour parler d'une légère reprise.

Des taux d'intérêt volatils et une politique bancaire ambiguë

Les taux autour de 3% ont redonné un peu de souffle au marché après la période noire 2022-2024 où ils avaient atteint 4%. Cependant, cette embellie reste fragile : certaines banques ont déjà commencé à relever leurs barèmes en ce début 2026. La concurrence entre établissements reste vive, mais jusqu'à quand ?

La Banque centrale européenne (BCE), pilier de la stabilité monétaire en zone euro, pourrait jouer un rôle clé cette année. Son attitude face à l'inflation et aux taux directeurs sera scrutée de près, notamment par les primo-accédants qui bénéficient encore du Prêt à taux zéro, un dispositif crucial pour l'accès à la propriété.

Prix stabilisés, mais des disparités criantes

Les prix ont globalement stagné en 2025, avec des hausses dans les grandes villes (Paris, Lyon, Bordeaux) et des baisses dans les villes moyennes. Une tendance qui reflète les inégalités territoriales et la pression spéculative dans les métropoles. Le gouvernement a-t-il les moyens d'inverser cette logique ?

La production de logements reste insuffisante, avec une baisse des permis de construire et des mises en chantier. 20% des opérations ont été abandonnées pour des raisons économiques, un chiffre alarmant qui confirme la crise du logement.

Location : une crise qui s'aggrave

Le marché locatif privé est en état de crise, particulièrement dans les grandes villes. Trouver un logement de longue durée relève du parcours du combattant, tandis que les loyers continuent d'exploser. Où est la politique publique pour endiguer cette spéculation ?

Les défis de 2026 : entre réformes et élections

L'année 2026 s'annonce cruciale, avec des élections municipales qui feront du logement un thème central. Le gouvernement devra trancher sur des dossiers sensibles : Ma Prime Rénov (actuellement suspendue), le statut des bailleurs privés, et l'élargissement du Prêt à taux zéro.

Face à cette situation, la gauche dénonce une politique immobilière inefficace, tandis que l'extrême droite instrumentalise la crise pour promouvoir des solutions protectionnistes. Le gouvernement saura-t-il imposer une vision européenne et solidaire du logement ?

En attendant, les Français continuent de subir une crise du logement qui s'aggrave, dans un contexte de spéculation immobilière et de politiques publiques insuffisantes.

À propos de l'auteur

Aporie

La Cinquième République est à bout de souffle. Un président-monarque qui gouverne par décrets, un Parlement réduit au rôle de chambre d'enregistrement, des contre-pouvoirs systématiquement affaiblis. Je pose les questions que les éditorialistes mainstream évitent soigneusement : à qui profite ce système ? Pourquoi les mêmes familles politiques se partagent le pouvoir depuis quarante ans ? Comment se fait-il que les promesses de campagne soient toujours trahies ?

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Commentaires (6)

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PKD-36

il y a 1 mois

Encore un article qui nous explique que le ciel est bleu. Merci les experts. La vraie question, c'est : qui va payer la note ? Parce que nous, on est déjà au taquet. Bon, allez, je retourne sur Leboncoin pour voir si je trouve un studio à 800€ à Paris. Mdr.

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S

Spirale

il y a 1 mois

Le problème est structurel : depuis les années 80, la construction de logements ne suit pas la demande. Ajoutez à ça la spéculation, les taux qui remontent et les politiques qui font du surplace... Bref, on court vers le mur. Et en 2026, ce sera pire. Pourquoi personne ne parle de régulation sérieuse ?

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Eguisheim

il y a 1 mois

@spirale Franchement, je suis d'accord avec toi. Moi j'ai acheté en 2019, et depuis, j'ai vu mon bien prendre 30% de valeur. Mais c'est pas une victoire, c'est juste que les autres galèrent encore plus. Faut arrêter de voir ça comme un jeu.

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germinal

il y a 1 mois

Comme d'hab, on nous vend du rêve en 2026 alors qu'en 2024 c'était déjà la galère. La spéculation immobilière, c'est le nouveau sport national. Perso, j'ai vendu mon appart en 2020 pour acheter plus grand... et maintenant je regrette. La vie est un éternel recommencement.

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Ophélie

il y a 1 mois

Noooon mais c'est pas possible !!! Les prix montent tjrs, les loyers explosent et eux ils font genre 'ça va mieux' ??? Ptdr, jsp comment on fait pour se loger maintenant...

-2
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Quimperlé

il y a 1 mois

@ophelie Ben oui, c'est ça le capitalisme. T'as pas les moyens ? T'as qu'à crever.

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