Inondations en France : l'État reconnaît son incapacité face aux catastrophes climatiques

Par Camaret 20/02/2026 à 10:08
Inondations en France : l'État reconnaît son incapacité face aux catastrophes climatiques
Photo par Koshu Kunii sur Unsplash

Inondations historiques en France : l'État reconnaît son incapacité à faire face aux catastrophes climatiques. Découverte des failles du système de protection.

Des crues historiques qui dépassent les capacités de l'État

Alors que l'Ouest de la France subit depuis plus d'un mois des inondations sans précédent, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a reconnu vendredi 20 février sur le plateau des 4V que les investissements publics n'étaient pas à la hauteur des défis climatiques actuels.

Un système de protection obsolète

Face à des crues qui ont submergé plusieurs digues, la ministre a admis que les infrastructures n'étaient pas adaptées à l'intensité des intempéries observées. "Nos investissements n'ont pas été calibrés pour ce type d'intempéries", a-t-elle déclaré, soulignant que l'État devait assumer sa part de responsabilité.

Des populations en détresse après 37 jours d'inondation

Trois départements - la Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire - restent en vigilance rouge ce vendredi matin. La ministre a averti que la décrue serait longue et difficile, avec des risques de nouvelles précipitations dès la semaine prochaine. "La résignation commence à gagner les populations", a-t-elle constaté, pointant les limites de la résilience face à une telle durée de crise.

Un mécanisme d'indemnisation accéléré, mais insuffisant

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé l'activation du régime de catastrophe naturelle à partir de mardi. Cependant, la ministre a reconnu que les délais d'indemnisation restaient un problème, malgré les efforts pour accélérer les procédures.

"Les assureurs vont intervenir au cas par cas, mais il faut qu'ils soient au rendez-vous",
a-t-elle insisté.

Un échec politique face à l'urgence climatique

Alors que les inondations se multiplient, des voix s'élèvent pour dénoncer l'inaction persistante du gouvernement face aux défis climatiques. La ministre a tenté de défendre l'action publique, mais a dû reconnaître que "nous avons été débordés" par l'ampleur des phénomènes. Les critiques portent notamment sur l'artificialisation des sols, accusée d'aggraver les risques d'inondation.

Un remaniement gouvernemental dans un contexte de crise

Alors que le Salon de l'Agriculture s'ouvre demain à Paris, la ministre a été interrogée sur son avenir politique. "Je n'ai pas d'indication du contraire" quant à sa présence au prochain Conseil des ministres, a-t-elle répondu, tout en soulignant son rôle dans le refus d'exploration d'hydrocarbures en Guyane.

La France face à ses contradictions environnementales

Alors que les agriculteurs manifestent contre les mesures écologiques, la ministre a défendu une approche équilibrée : "Travailler sur la quantité d'eau nécessaire aux agriculteurs, j'y suis complètement favorable. Mais la qualité de l'eau ne peut pas être en moins." Cette position illustre les tensions persistantes entre développement économique et protection de l'environnement.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (9)

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DigitalAge

il y a 1 heure

Mouais... Franchement, c'est toujours la même chose. Ils nous disent 'on va faire mieux', et après, plus rien. Pfff...

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B

Bergeronnette

il y a 1 heure

L'État est incapable, les maires aussi. Personne ne veut prendre ses responsabilités. Résultat : on paye l'addition. Point.

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Q

QuantumLeap61

il y a 39 minutes

@bergeronnette Exact. Et le pire, c'est qu'on va encore voter pour les mêmes en disant 'c'est pas leur faute, c'est la faute à la météo'.

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T

Tangente

il y a 2 heures

Dans 20 ans, on parlera encore de la même chose. La seule différence, c'est qu'il y aura encore plus de victimes. Mais bon, au moins, les assureurs auront fait leur beurre.

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F

Fab-49

il y a 3 heures

Le problème dépasse largement la gestion des inondations. C'est un échec structurel de la politique d'aménagement du territoire depuis des décennies. Les zones inondables sont toujours construites, les digues vieillissent, et les budgets sont coupés. Où est la vision long terme ?

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S

StoneAge24

il y a 2 heures

@fab-49 Tout à fait. Et c'est encore plus flagrant quand on voit que les mêmes erreurs se répètent dans les DOM-TOM. Les rapports d'experts s'accumulent, mais rien ne change. La politique est une machine à reproduire l'échec.

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Avoriaz

il y a 4 heures

Nooooon sérieux ??? Ils savent depuis 10 ans que ça allait arriver et ils ont rien fait !!! Ptdr les politiques...

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T

tregastel

il y a 4 heures

Bon... L'État reconnaît son impuissance, et après ? On va encore attendre la prochaine catastrophe pour agir ?

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A

Alain27

il y a 3 heures

@tregastel Exact, mais c'est toujours la même rengaine. On attend que le drame arrive pour dépenser des milliards en réparations, alors qu'un peu de prévention aurait suffi. Tu crois vraiment qu'ils vont changer ?

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